Mindset : définition, types et techniques pour le développer

Mindset : définition, types et techniques pour le développer

La redaction MindsetM2A

6 min de lecture

Les deux types de mindset : fixe vs croissance

Carol Dweck a identifié deux types de mindset dans son livre Mindset: The New Psychology of Success (2006). Ces deux états d’esprit influencent tes décisions, tes relations et tes réussites.

CritèreMindset fixeMindset de croissance
Croyance sur les talentsInnés et immuablesDéveloppables par l’effort et l’apprentissage
Réaction à l’échecPreuve d’incompétenceOpportunité d’apprentissage
Perception de l’effortInutile (« Si je dois travailler, c’est que je suis nul »)Essentiel (« L’effort mène à la maîtrise »)
FeedbackMenace personnelleSource d’amélioration
Exemple concret« Je suis nul en maths, c’est comme ça »« Je peux progresser en maths avec de la pratique »

Une étude publiée dans Nature (2019) montre que les étudiants avec un mindset de croissance obtiennent des notes supérieures de 17 % à ceux avec un mindset fixe, à niveau initial égal. Le mécanisme ? Ils consacrent plus de temps aux exercices difficiles et demandent davantage de feedbacks.

Cette distinction rejoint les principes de la formation en intelligence émotionnelle, où la conscience de ses schémas mentaux permet de les modifier.

Les 3 piliers concrets du mindset

Un mindset solide ne se limite pas à une attitude positive. Il repose sur trois piliers scientifiques, validés par des recherches en psychologie et neurosciences.

Les croyances façonnent ta réalité. Si tu crois que tes capacités sont limitées, tu éviteras les défis par peur de l’échec. À l’inverse, si tu crois que tes compétences peuvent évoluer, tu chercheras activement à apprendre. Une étude de l’Université de Columbia (2020) a montré que les entrepreneurs avec un mindset de croissance lèvent 3 fois plus de fonds que ceux avec un mindset fixe. Leur secret ? Ils voient chaque « non » comme une étape vers un « oui ».

Pour agir sur tes croyances, identifie une croyance limitante (« Je ne suis pas fait pour ça »), remplace-la par une croyance de croissance (« Je peux apprendre à le faire »), et trouve une preuve concrète qui valide cette nouvelle croyance. Cette technique s’inspire du recadrage cognitif, utilisé en thérapie cognitive-comportementale (TCC).

La perception de l’effort est un levier sous-estimé. Dans un mindset fixe, l’effort est perçu comme une preuve d’incompétence, tandis que dans un mindset de croissance, il est synonyme de progression. Angela Duckworth, psychologue à l’Université de Pennsylvanie, a démontré que le « grit » (la persévérance couplée à la passion) explique 40 % de la réussite, bien plus que le QI. Une étude menée sur 11 000 cadets de West Point (2014) a révélé que ceux qui valorisaient l’effort abandonnaient 2 fois moins souvent que les autres.

Pour changer ta perception, note chaque jour une action où tu as fourni un effort et associe-la à un résultat concret. Répète cette pratique pendant 21 jours pour ancrer cette nouvelle habitude. Cette approche rejoint les principes des 5 habitudes des entrepreneurs qui réussissent.

La résilience face à l’échec est le marqueur des grands mindset. L’échec n’est pas une fin, mais un feedback. Les individus avec un mindset de croissance rebondissent plus vite car ils analysent leurs erreurs sans se juger. Thomas Edison a échoué 1 000 fois avant d’inventer l’ampoule. Quand on lui demandait comment il supportait ces échecs, il répondait : « Je n’ai pas échoué, j’ai trouvé 1 000 façons de ne pas faire une ampoule. »

Pour développer ta résilience, tiens un journal des échecs où tu notes chaque échec et la leçon apprise. Une étude de Harvard (2021) montre que cette pratique réduit le stress de 30 %. Utilise aussi la technique des « 5 pourquoi » pour identifier la cause racine d’un échec. Cette méthode est utilisée par les entrepreneurs pour développer un mindset de leader.

Comment évaluer ton mindset actuel ?

Pour savoir où tu te situes sur l’échelle mindset fixe/croissance, réponds à ces 5 questions. Note tes réponses de 1 (pas du tout d’accord) à 5 (tout à fait d’accord).

  1. Quand je rencontre un obstacle, je persévère jusqu’à le surmonter.
  2. Je vois les feedbacks comme des opportunités d’amélioration.
  3. Je crois que mes compétences peuvent évoluer avec le temps.
  4. L’échec est une source d’apprentissage, pas une preuve d’incompétence.
  5. Je cherche activement à apprendre de nouvelles choses.

Résultats : 5 à 12 points : Mindset plutôt fixe. Concentre-toi sur le pilier « croyances » pour commencer. 13 à 20 points : Mindset en transition. Travaille la « perception de l’effort » pour progresser. 21 à 25 points : Mindset de croissance. Affine ta « résilience face à l’échec » pour performer encore plus.

Une étude de l’Université du Michigan (2022) montre que 68 % des personnes qui font ce test ajustent leur comportement dans les 30 jours suivants.

3 exercices pour développer un mindset de croissance

Transformer son mindset demande des actions concrètes. Voici trois exercices validés par la science, à pratiquer quotidiennement.

  1. Le recadrage des pensées limitantes Identifie une pensée limitante (« Je n’y arriverai jamais »). Demande-toi : « Quelle preuve ai-je que cette pensée est vraie ? » Remplace-la par une pensée de croissance (« Je n’y arrive pas encore, mais je peux apprendre ») et trouve une action concrète pour valider cette nouvelle pensée. Michael Jordan a été exclu de son équipe de basket au lycée. Au lieu de se dire « Je ne suis pas doué », il s’est entraîné 2 heures de plus chaque jour.

  2. La technique du « pas encore » Quand tu échoues à quelque chose, ajoute « pas encore » à ta phrase. Par exemple, « Je ne sais pas faire ça » devient « Je ne sais pas faire ça pas encore ». Note trois actions que tu peux mettre en place pour progresser. Une étude menée dans des écoles américaines (2015) a montré que les élèves qui utilisaient cette technique amélioraient leurs notes de 15 % en un semestre.

  3. Le journal des progrès Chaque soir, note trois choses que tu as apprises ou accomplies dans la journée. Précise comment tu as fait pour y parvenir. Relis ton journal une fois par semaine pour mesurer tes progrès. Une étude de l’Université de Californie (2020) révèle que les personnes qui tiennent un journal des progrès ont un niveau de motivation 30 % supérieur.

Ces exercices s’intègrent parfaitement dans une routine matinale structurée.

Mindset définition : ce qu’il faut retenir

Le mindset n’est pas une simple attitude, mais un cadre mental qui influence tes actions et tes résultats. Voici les points clés à retenir :

  1. Deux types de mindset existent : fixe (les capacités sont innées) et croissance (les capacités se développent).
  2. Trois piliers le structurent : les croyances, la perception de l’effort et la résilience face à l’échec.
  3. La science valide la plasticité cérébrale, qui permet de modifier son mindset à tout âge.
  4. Des actions concrètes comme le recadrage cognitif, le journal des progrès et la technique du « pas encore » sont efficaces.
  5. Évite les pièges comme confondre mindset et pensée positive, sous-estimer l’action ou ignorer les feedbacks.

Prochaine étape : Choisis un exercice de cet article et applique-le dès aujourd’hui. Par exemple, note trois progrès réalisés cette semaine dans un journal. Les résultats apparaîtront en 2 à 3 semaines de pratique régulière.

La redaction MindsetM2A

MindsetM2A accompagne ceux qui veulent transformer leur quotidien professionnel et personnel grace a un etat d'esprit oriente vers la reussite.

Poursuivre la lecture

Articles similaires